"Inventaires" de Philippe Minyana

de Philippe Minyana
Mise en scène : Patrick Pelloquet
Création : le 15 novembre 2007

 

 

"Inventaires" d’une vie bien remplie de trois femmes. Peut-être une sorte de jeu dont la règle serait de raconter sa vie ; radiophonique ou télévisé, à ce jeu, il faut tout dire, tout avouer, donner des détails. Jacqueline, Angèle et Barbara ont accepté la règle et s’exposent en public, un peu obscènes peut-être, mais si sincères qu’elles sont bouleversantes.

Philippe Minyana tente de saisir l’intimité des êtres qu’il aime, ces marginaux, souvent mis à l’écart de la société dans laquelle ils essaient de vivre. Il écoute, enregistre leur parole brute et son écriture s’intercale dans ces fragments disloqués pour nous restituer le langage des acteurs de ce théâtre de la vie.

Après « Peepshow dans les Alpes », le Théâtre Régional des Pays de la Loire poursuit au travers des écritures contemporaines son exploration des univers intimes soumis au « voyeurisme » avec la volonté affichée d’affirmer l’humanisme et le comique pathétique de ces situations.

Inventaires : l’intimité se donne en spectacle
Trois femmes déballent sur un plateau de télévision les grands et petits secrets de leurs existences… Des "inventaires" qui oscillent entre émotion, comique et pathétique. A partir du 15 novembre, le Théâtre Régional des Pays de la Loire présente au Jardin de Verre de Cholet sa nouvelle création, où le metteur en scène Patrick Pelloquet continue d’explorer les ressorts subtils de l’intimité qui se donne en spectacle.

Pourquoi le choix d’ "Inventaires" de Philippe Minyana ?
Je connais cette pièce et cet auteur depuis longtemps. Il fait partie, comme Louis Calaferte, d’un univers de l’écriture contemporaine où je me sens vraiment bien. Ces auteurs travaillent sur l’ordinaire et construisent avec le public une relation qui passe par le rire, tout en traitant de sujets graves et sérieux. Après avoir monté "Peepshow dans les Alpes" de Markus Köbeli, où des agriculteurs mettent en spectacle leur vie quotidienne pour séduire les touristes, je poursuis, avec "Inventaires " sur la même ligne. Comme dans un reality show, on découvre trois itinéraires de femmes qui exposent leur vie au regard et à la vue du public.

Mais ce n’est pas vraiment un texte sur la télé-réalité ?
En effet, la pièce a été écrite en 1987, avant la vogue des reality shows, et elle d’ailleurs été mise en scène de manières très diverses, dans le cadre d’un supermarché par exemple. Pour ma part, j’ai fait le choix d’une émission de télé-réalité, en rebondissant sur ce qui m’apparaît comme une intuition prémonitoire de Philippe Minyana. Ces trois femmes, invitées dans une émission de télévision à raconter leurs vies, ont traversé des épreuves différentes. Elles ne sont pas de la même génération, mais elles partagent une extraordinaire énergie de vie. Cette énergie très positive provoque sur le plateau télé un remarquable "débordement de parole". Et si le rire surgit du spectacle, c’est comme une protection de la part du public face à cette intimité incongrue, confessée devant eux, à la manière de notre réaction au quotidien confrontée aux émissions de télé-réalité.

Satire, drôlerie mais aussi tendresse et émotion, il y a tout cela dans « Inventaires »…
Porté par ce texte très libre qui laisse une grande part à la création – une vraie logorrhée verbale sans ponctuation ni indications scéniques – j’ai choisi de donner une grande part aux personnalités des actrices. J’ai de la chance de travailler avec Yvette Poirier, Hélène Raimbault et Odette Simonneau, des actrices de grande qualité, des actrices rares, qui ont été touchées par le texte. Elles peuvent donner l’impression de l’improvisation, car elles travaillent avec une grande sincérité, au-delà de la composition. Bien que leurs vies n’aient rien en commun avec celles des trois personnages, elles se sont retrouvées dans les paroles universelles de ces femmes. Trois monologues qui se croisent et se complètent, qui interpellent les spectateurs, à la fois amusés et troublés par tant d’intimité mise à nu…

Interview de Patrick Pelloquet par la Culture – Pays de la Loire.

 
 
 
 
L'AUTEUR

En 1979, Philippe Minyana découvre le théâtre par la mise en scène. Très productif dès 1980, il commence à écrire des textes pour le théâtre qui sont édités pour la plupart par les Éditions Théâtrales, l’Avant-Scène et Actes Sud.

minyanaOn lui doit une quarantaine de pièces dont : Chambres, Inventaires, André, Les Guerriers, Où vas-tu Jérémie ?, Le Couloir et Pièces montées par de nombreux metteurs en scène tels que Viviane Théophilidès, Christian Schiaretti, Stéphanie Loïk et surtout Robert Cantarella.

Plusieurs pièces ont été entendues, dans «Nouveau Répertoire dramatique» et dans «Radio Drames» sur France Culture présentées par Lucien Attoun. Deux de ses pièces, Chambres et Inventaires, ont été inscrites au programme du baccalauréat à l'option théâtre.

Il est depuis 2000, auteur associé au Théâtre Dijon-Bourgogne, Centre Dramatique National dirigé par Robert Cantarella. Il est aussi auteur de livrets d’opéras. Il a également écrit des scénarios et des dialogues du téléfilm Papa est monté au ciel (réalisation Jacques Renard, Arte). Il a aussi participé à l’installation vidéo Habitants (réalisation Fabien Rigobert).

En 2002, il a été fait officier de l’ordre des arts et lettres. Puis en 2006, sa pièce La Maison des Morts est mise en scène par Robert Cantarella au Vieux Colombier (Comédie Française).

 

 

 

 

NOTE D'INTENTION
 
 Après « Peepshow dans les Alpes », le Théâtre Régional des Pays de la Loire poursuit au travers des écritures contemporaines son exploration des univers intimes soumis au « voyeurisme » avec la volonté affichée d’affirmer l’humanisme et le comique pathétique de ces situations.

Inventaires : l’intimité se donne en spectacle
Trois femmes déballent sur un plateau de télévision les grands et petits secrets de leurs existences… Des "inventaires" qui oscillent entre émotion, comique et pathétique. A partir du 15 novembre, le Théâtre Régional des Pays de la Loire présente au Jardin de Verre de Cholet sa nouvelle création, où le metteur en scène Patrick Pelloquet continue d’explorer les ressorts subtils de l’intimité qui se donne en spectacle.

Rencontre avec le metteur en scène

Pourquoi le choix d’ "Inventaires" de Philippe Minyana ?

Je connais cette pièce et cet auteur depuis longtemps. Il fait partie, comme Louis Calaferte, d’un univers de l’écriture contemporaine où je me sens vraiment bien. Ces auteurs travaillent sur l’ordinaire et construisent avec le public une relation qui passe par le rire, tout en traitant de sujets graves et sérieux. Après avoir monté « Peepshow dans les Alpes » de Markus Köbeli, où des agriculteurs mettent en spectacle leur vie quotidienne pour séduire les touristes, je poursuis, avec « Inventaires », sur la même ligne. Comme dans un reality show, on découvre trois itinéraires de femmes qui exposent leur vie au regard et à la vue du public.

Mais ce n’est pas vraiment un texte sur la télé-réalité ?

En effet, la pièce a été écrite en 1987, avant la vogue des reality shows, et elle d’ailleurs été mise en scène de manières très diverses, dans le cadre d’un supermarché par exemple. Pour ma part, j’ai fait le choix d’une émission de télé-réalité, en rebondissant sur ce qui m’apparaît comme une intuition prémonitoire de Philippe Minyana. Ces trois femmes, invitées dans une émission de télévision à raconter leurs vies, ont traversé des épreuves différentes. Elles ne sont pas de la même génération, mais elles partagent une extraordinaire énergie de vie. Cette énergie très positive provoque sur le plateau télé un remarquable « débordement de parole ». Et si le rire surgit du spectacle, c’est comme une protection de la part du public face à cette intimité incongrue, confessée devant eux, à la manière de notre réaction au quotidien confrontée aux émissions de télé-réalité.

Satire, drôlerie mais aussi tendresse et émotion, il y a tout cela dans « Inventaires »…

Porté par ce texte très libre qui laisse une grande part à la création – une vraie logorrhée verbale sans ponctuation ni indications scéniques – j’ai choisi de donner une grande part aux personnalités des actrices. J’ai de la chance de travailler avec Yvette Poirier, Hélène Raimbault et Odette Simonneau, des actrices de grande qualité, des actrices rares, qui ont été touchées par le texte. Elles peuvent donner l’impression de l’improvisation, car elles travaillent avec une grande sincérité, au-delà de la composition. Bien que leurs vies n’aient rien en commun avec celles des trois personnages, elles se sont retrouvées dans les paroles universelles de ces femmes. Trois monologues qui se croisent et se complètent, qui interpellent les spectateurs, à la fois amusés et troublés par tant d’intimité mise à nu…

Interview de Patrick Pelloquet par la Culture – Pays de la Loire.

 

 

LA PRESSE EN PARLE... 

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GÉNÉRIQUE
Mise en scène : Patrick Pelloquet
Assistante à la mise en scène : Anne Morineau
Scénographie : Sandrine Pelloquet
Costumes : Sylvie Lombart
Lumières : Emmanuel Drouot
Maquillage : Carole Anquetil
Bande son : Pierre Lebrun

Distribution :
Jean Jacques Blanc
Florence Bourges
Yvette Poirier
Hélène Raimbault
Odette Simonneau

Production : THEATRE REGIONAL DE PAYS DE LA LOIRE

 

 

 

 

GALERIE PHOTOS 

Photos Etienne Lizambard

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REPRÉSENTATIONS

Création le 15 novembre 2007 au Jardin de Verre à Cholet
36 Représentations
Dernière représentation le 31 mai 2010 à ATP de Dax (40)

 

  

 

 

 

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